Guide de la clôture PVC

clôture PVC

La clôture en PVC s'est imposée dans les lotissements pour trois raisons : elle ne demande aucune peinture, elle se nettoie au jet, et elle se pose sans maçonnerie lourde. Ce sont de vrais avantages, et ils ont des contreparties qu'il vaut mieux connaître avant de commander.

Le matériau

Le PVC utilisé en clôture est un polychlorure de vinyle rigide, chargé d'additifs qui lui donnent sa tenue aux ultraviolets et sa résistance aux chocs. Il ne pourrit pas, ne rouille pas, n'est pas attaqué par les insectes, et il est insensible à la pluie comme au gel.

Ses deux faiblesses sont connues. La chaleur d'abord : un profilé foncé exposé plein sud atteint des températures élevées et se dilate, d'où les jeux prévus au montage, qu'il ne faut jamais bloquer. Le froid ensuite : à basse température, le PVC devient plus cassant, et un choc qui aurait marqué du bois peut fendre une lame.

La qualité se juge à l'épaisseur des parois du profilé, à la présence de renforts intérieurs, acier galvanisé ou aluminium dans les poteaux, et au traitement anti-ultraviolet. C'est ce dernier qui décide du jaunissement : un profilé bon marché vire au gris jaunâtre en cinq à sept ans, un profilé traité tient bien plus longtemps.

Les formes disponibles

La clôture à lames pleines, occultante, isole du regard et forme un obstacle au vent : c'est celle qui demande la pose la plus soignée, car elle prend prise. La clôture ajourée, à barreaudage ou à claire-voie, délimite sans masquer et laisse passer le vent. Le panneau rigide en PVC, souvent posé en limite, se combine avec des lames occultantes glissées après coup.

S'ajoutent les kits soubassement-lisse-poteau, qui permettent de monter une clôture basse sur muret, et les portails et portillons assortis, dont le poids impose des poteaux renforcés.

La pose, où tout se joue

Deux méthodes. La pose sur platine visse le poteau sur un muret ou une longrine existante : rapide, démontable, et entièrement dépendante de la qualité du support et des chevilles. La pose scellée noie le poteau dans un plot de béton, généralement de 30 à 40 centimètres de côté et de profondeur hors gel : c'est la méthode robuste, obligatoire pour une clôture occultante exposée au vent.

Trois précautions font la différence. Un cordeau tendu et un niveau à chaque poteau, un défaut d'alignement se voit sur toute la longueur. Un espacement des poteaux conforme à la notice, en général autour de 1,50 mètre, jamais davantage. Et le respect des jeux de dilatation en bout de lame, sous peine de voir la clôture onduler l'été.

Entretien et durée de vie

Un lavage à l'eau savonneuse une ou deux fois par an, à la brosse douce. Le nettoyeur haute pression est à éviter à faible distance : il marque la surface et ouvre la porte à l'encrassement. Les produits abrasifs et les solvants sont proscrits.

La durée de vie annoncée est de vingt à trente ans, et elle est vraisemblable pour un produit de qualité correctement posé. Le point de vigilance est la réparation : une lame cassée ne se répare pas, elle se remplace, d'où l'intérêt de choisir une gamme durable et de conserver la référence exacte des profilés.

Le PVC face aux autres matériaux

Contre le bois, le PVC gagne sur l'entretien et perd sur l'aspect et sur le bilan matière. Contre l'aluminium, il coûte moins cher et tient moins bien la chaleur et les chocs. Contre le grillage rigide, il occulte mais coûte sensiblement plus. Et en fin de vie, le PVC se recycle dans des filières dédiées, à condition d'y être apporté, ce qui suppose de le démonter proprement plutôt que de le mettre au tout-venant.

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